Selon le Wall Street Journal, la marine américaine aurait subi des attaques informatiques grave auprès de ses sous-traitants. Washington accuserait de nouveau la Chine.

Selon un rapport de Richard Spencer, secrétaire à la marine des États-Unis, des attaques informatiques ont touché la marine américaine et affecté la confidentialité de certaines informations. L’Américain écrit dans un rapport consulté par le Wall Street Journal : « Les menaces contre nos réseaux informatiques ne sont pas nouvelles, mais les attaques pour voler des informations sensibles augmentent en nombre et en sophistications  ». Le journal new-yorkais, grâce à ce rapport interne et à la confirmation apportée par des experts, affirme que la marine aurait été attaquée avec succès par des attaquants chinois.

« les attaques augmentent en nombre et en sophistications  »

Ces attaques, attribuées officieusement, auraient ciblé les sous-traitants de la marine. Durant les 18 derniers mois, les attaquants ont pu se récupérer des informations particulièrement sensibles à l’instar de plans de missile, des données de maintenance des bateaux américains, etc. Les sociétés infectées sont de tailles diverses et ne seraient pas toutes capables de sécuriser suffisamment leur réseau informatique. Le Pentagone, par la voix du secrétaire à la marine, a engagé une procédure de vérification et sécurisation de ces entreprises appelées defense contractors et véritables maillon faible de la défense.

Un navire LCAC abordant l’USS Richard Bonhomme au Japon, 2016 COMSEVENTHFLT

Les autorités chinoises ont déjà nié toutes implications dans les attaques selon le quotidien américain. L’affaire s’ajoute aux différents épisodes de la guerre informatique entre Pékin et Washington qui a repris en intensité ces derniers mois. Une guerre que Washington dénonce fermement en attribuant fréquemment et rapidement les attaques à la Chine.

Rob Joyce, de la NSA, s’exprimait mardi dernier pour dénoncer l’augmentation de la menace cyber Chinoise. Le conseiller auprès du directeur de l’agence alertait des risques courus par les États-Unis face à l’offensive chinoise qui « se prépositionnerait  ». Des propos qui n’ont pas été démentis par la NSA qui a confirmé des attaques contre les secteurs sensibles : énergie, économie, transport et santé. Ces déclarations et révélations rentrent dans un agenda plus large porté également par la justice, qui poursuit de nombreux Chinois, et les représentants du commerce américain.

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