A l’occasion du FIC, qui se tient cette semaine à Lille, Eric Ghérardi, Directeur délégué aux partenariats, Direction générale de l'Enseignement et de la Recherche des Écoles de St-Cyr Coëtquidan est revenu sur la façon dont l’armée française sensibilise ses jeunes militaires à la cyberguerre.

Cyberguerre est le partenaire média du FIC, le Forum International de la Cybersécurité. Dans ce cadre, nous publions certaines des interviews qui sont réalisées sur le salon par des journalistes du FIC.

Comment les jeunes militaires sont formés à la cyberguerre ? C’est la question que pose Yann Serra dans cette interview d’Eric Ghérardi. Pour celui-ci, c’est une question fondamentale pour l’armée : « La question cyber est prise en compte par de nombreux acteurs de la défense et de la sécurité en France, mais il y a un risque spécifique qui concerne les armées jusqu’aux échelons tactiques les plus proches du terrain. C’est ce qui rend indispensables ces formations à la cyber-tactique ou à la gestion de crise cyber ».

« Identifier le risque d’attaque, s’en prémunir et éviter les comportements à risques »

Il est donc aujourd’hui essentiel que les officiers sachent ce que peut engendrer une cyberattaque. Les répercussions sont nombreuses et influent sur leurs décisions (faut-il faire décoller ces avions ? Bloquer ou faire confiance à des équipements ?). La formation concerne bien entendu l’arme des transmissions, mais aussi et surtout les futurs gradés, qui sont sensibilisés aux attaques cyber. Une formation « qui ne peut être exposée publiquement », explique Eric Ghérardi. Les instruments cyber sont toutefois expliqués à l’ensemble des futurs officiers, pour qu’ils comprennent comment sont reliés les différents échelons du commandement. « Tous les élèves officiers reçoivent une formation de base qui leur permet d’identifier le risque d’attaque, de s’en prémunir et d’éviter les comportements à risques ».

L’interview complète d’Eric Ghérardi se trouve ci-dessous.

 

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