Une coalition internationale menée par la police allemande a mené à la saisie de plus de 20 serveurs qui servaient au fonctionnement de DarkMarket, un marché en ligne où s'échangeaient drogues et autres produits illicites.

Vers midi, ce 12 janvier, un des plus gros marchés noirs a été démantelé par une coalition internationale menée par la police allemande, et coordonnée par Europol. Nommé DarkMarket, le site était accessible uniquement aux utilisateurs de Tor, un outil qui permet, entre autres, d’accéder à un fragment d’Internet communément appelé le « dark web ».

Imaginez une sorte d’Amazon des produits illicites, où se vendent faux papiers, billets contrefaits, cartes de crédit volées, cartes SIM anonymes, malware et surtout drogues en tous genres. Enfin, un Amazon où les vendeurs se cacheraient derrière un pseudonyme, et où aucune garantie ne serait accordée par la plateforme sur la qualité des produits.

Sur DarkMarket, les acheteurs pouvaient acheter toutes sortes de drogues. // Source : CCO/PxHere

Sur ce genre de marché, toutes les transactions s’effectuent en bitcoin ou monero, des cryptomonnaies, bien plus difficiles (mais pas forcément impossibles) à tracer que l’argent classique. Plus précisément, les acheteurs potentiels vont transférer leur argent vers une cagnotte tenue par le site, puis utiliser l’argent de cette cagnotte pour faire leurs emplettes.

D’après Europol, DarkMarket aurait permis plus de 320 000 transactions, pour des montants s’élevant à 4 650 bitcoin et 12 800 monero. La valeur de ces cryptomonnaies fluctue régulièrement, mais aux cours actuels, cela correspond à plus de 135 millions d’euros. La valeur réelle pourrait cependant être moindre, en fonction de la date de ces transactions.

Un Australien de 34 mis en détention

D’après l’AFP, l’opérateur présumé de la plateforme serait un Australien de 34 ans, interpellé à la frontière germano-danoise. Pour démanteler la plateforme, les forces de l’ordre ont saisi « plus de 20 serveurs en Moldavie et en Ukraine ». Elles vont pouvoir analyser ces machines, à la recherche d’informations supplémentaires sur les vendeurs et acheteurs de ces produits illégaux.

Le journaliste spécialisé derrière le compte dark.fail précise quant à lui que DarkMarket a construit sa plateforme à partir d’un logiciel relativement commun dans le milieu, « Eckmar marketplace ». Ce dernier traîne une mauvaise réputation en termes de sécurité, bien qu’il chiffre supposément tous les messages et les adresses de livraisons.

Avec cette nouvelle saisie, la coopération internationale montre à nouveau ces bienfaits : des agences américaines aux polices locales ukrainiennes et moldaves, ce sont des mois d’enquête qui ont permis ce coup de filet. En septembre, Europol avait déjà coordonné l’arrestation de 179 vendeurs présumés de produits illicites sur le dark web en Europe et aux États-Unis. Il avait alors averti les autres : « Nous allons venir vous chercher ».

Crédit photo de la une : Louise Audry pour Numerama

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